Hier, on publiait un plat du jour façon saint Nénesse, intérimaire (bicause que sainte-Agnès, la cuistaude en chef, est encore partie en vadrouille, cette fois-ci à Strasbourg, retrouver ses consoeurs saucisses). Aujourd’hui, le Télégramme, journal branché, avec un beau titre franglais, nous pompe sans vergogne. Du coup, Nénesse est vénère (i kiffe pas trop les journaleux qui se prennent pour des Glaouches), du coup, il actualise son papelard :
Rhalala madame, quel suspens qu’on a eu, ma doué ! Déjà que l’Hollande nous avait mis un bâtard demi-Breton comme premier sinistre, le maire de Nantes-en-Bretagne en personne (super-héros qui va nous changer de la super potiche qu’il remplace), vlà-t-i pas qu’il nous bombarde Le Drian, pur produit en Bretagne, au finistère… ministère, pardon, de la guerre. (La guerre ? Va y avoir une guerre ? Madame, on EST en guerre, depuis le 6 mai. Pourquoi vous croyez qu’Hollande il est parti à Berlin ? Faut faire des stocks de beurre, on sait jamais comment ça va évoluer, avec tous ces bolchéviques bretons à l’Élysée). Et la Branchue, la débranchée de Morlaix, va s’occuper, entre autre, de décentralisation. Celle-ci va avoir du boulot, gast, ça m’étonnerait qu’en cinq piges elle y arrive : il n’est bon bec que de Paris, c’est pas nouveau, et c’est pas une Bretonne, une Basque, ou une saucisse qui arrivera à changer ça, de Strasbourg ou d’ailleurs. Le Fol, lui, va s’occuper des vaches du même nom. Et question relance de la croissance, Hollande, quand même, il fait très fort : coller un Léonard à l’économie et aux finances, ouf, on est sauvés ! Ça va être beau, le conseil des ministres, tous en marinières et en cirés jaunes. Il paraît qu’ils veulent rajouter des hermines sur le drapeau bleu-blanc-rouge, mais les Verts sont pas d’accord. En tout cas, Hollande, il l’avait promis : y a de la pelouse à l’Élysée.
Ker-Nénesse